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Le Leyté

L'Eau Force Motrice

Arts et Métiers

Le Gâteau à la Broche

 

Le Leyté

 

Le beurre est fabriqué avec la crème du lait des vaches.

Il faut en réunir une certaine quantité pour être en mesure de remplir la baratte, d’où la nécessité de la conserver au frais pour quelques jours seulement ; cette installation où s’écoule en permanence l’eau glacée du torrent répond à ce besoin.

Le beurre de Campan, la célèbre " Boulle " (qui en fait avait la forme d’un ballon de rugby !) était connu et apprécié. Les curistes de Bagnères, évêques et intendants ne tarissent pas d’éloges sur son parfum, ses saveurs.

Les marchands de Cieutat et d’Ossun le transportent jusqu’à Toulouse, Bordeaux, Perpignan ; arriva t-il a la table du roi ? C’est possible !

Cette " Boulle " est l’arme diplomatique des consuls.

Chaque année des boulles sont offertes en présent aux " amys et protecteurs de la communauté " comme par exemple :

En 1664, le 28 décembre, " le sieur Carrère, guarde de la communauté, donnera aux Amys leurs présents en beurre frais comme à l’accoutumée ".

En 1703, deux boulles à M. de Bastard président de la Cour de Pau.

En 1720, le 20 mars, on offre 20 boulles en tout à l’évêque, l’intendant, etc.

En 1783 : quatre-vingts livres de beurre au Président du Parlement de Toulouse.

Ce n’est donc pas en vain que les campanois portaient le surnom de Burrayes !

 

 

 

 

 

L’eau force motrice

 

L’atelier du tourneur sur bois. La roue motrice à augets reçoit l’eau du canal d’amenée. L’énergie est transmise à la machine située à l’étage par un système d’engrenages.

Ici, c’est la roue à aubes en bois fonctionnant à poids d’eau qui produit l’énergie.

Cet atelier était primitivement un foulon (ou battant) : une pièce de bois battait la laine brute dans une cuve remplie d’eau et de saponaire pour la dégraisser et l’assouplir. Elle était ensuite filée puis tissée pour en faire des " sarpes " (sac à dos), des vestes, des pantalons, des " burnous " : manteaux d’hiver à capuchon (ce mot d’origine arabe désigne un vêtement du même genre).

Le cadis était connu dès la présence romaine.

Hommes et femmes portaient un tricot de peau en laine tricoté à larges mailles, avec ou sans manches selon la saison ; isolant du froid en hiver, il tempérait la transpiration…

Atelier transformé en 1940 par J.M. Dastan – Marrol en menuiserie.

 

 

 

 

Arts et Métiers

 

Borne du Layris

 

Fenestron d’une ancienne boulangerie.

On distingue une couleuvre sculptée.

Il y en avait souvent une dans le fournil ; son efficacité dans la lutte contre les rats et souris était supérieure à celle du chat.

 

Cette moulure en creux, placée sous l’encorbellement de la maison face à l’église était destiné à recevoir un baromètre ou un thermomètre.

Les Galliay y avaient leur atelier d’horlogerie. Ils sont mentionnés dans les actes depuis 1652. De nombreuses horloges de la région sont leur ouvrage.

En 1746, le plus célèbre d’entre eux, Philip, se rend à Paris où il est élève des Leroy, horloger du roi. Ils logent au Louvre.

C’est un Leroy qui a inventé le cadran universel et les horloges publiques dites horizontales. Philip est très apprécié de ses maîtres et en 1761 ils le prennent comme associé.

Philip s’est marié à Paris et on a perdu sa trace… à moins que ?

 

Arts et Métiers

 

(Fresque de Bruno Schmeltz)

Fresque monumentale de Bruno Schmeltz sur le mur de la maison Alain Soucaze Soudat.

L’artiste a su rendre avec éloquence la symbolique de l’ours dans sa relation à l’enfance. Jadis les montreurs d’ours passaient dans les villages et, sur la place faisaient accomplir quelques pirouettes à l’animal.

Moyennant une somme modique, un enfant pouvait s’asseoir quelques instants sur le dos du fauve, bénéficiant ainsi de la promesse d’une longue vie…

En 1687, le 28 juillet, Domenge Pujo dit Pourret expose triomphalement sous la halle et présente aux consuls " la tête et un pied d’un ours qu’il a tué dans la forêt de Payolle ", on lui accorde une récompense de 3 livres.

 

 

 

Fabrication du

Gâteau à la Broche

 

(Fresque de Bruno Schmeltz)

Fresque de Bruno Schmeltz sur le mur de la maison de M. et Mme Bouyrie, " Chez Pierre ", tenue actuellement par M. et Mme Ameline.

Travail long et délicat ou " l’ancienne " marque sa prédominance technique.

Plus simple, combien émouvante et délicieuse, voici la recette de la " coque em pale ", donnée par la grand-mère à sa petite-fille :

" Une fois que tu as sorti le pain du four, tu refermes la porte. Tu avais mis de côté avant, une boule de pâte à pain. Alors tu étales cette boule avec la paume de la main sur la planche à pain farinée,Et tu lui laisses une épaisseur de deux doigts, tu vois. Après, avec l’index, tu fais des creux dans cette pâte. Bon. Et, dans chacun d’eux, tu mets un petit noyau de beurre, juste, pas trop ni pas assez, tu vois. Et tu saupoudres avec de la cassonade et tu enfournes. Bon. Et, de temps en temps, tu regardes par le trou du four, Tu vois bien si elle dore et lèvre, la pâte, dès qu’elle est dorée et levée c’est cuit. Tu peux sortir et servir chaud. "

(C) 2001 Joanicarre. Tous droits réservés. Photos : Miguel Bravo - Texte : Jean-Jacques Agostini