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Les rues du Bourg
Ce nom pourrait provenir d’un surnom porté
notamment par Menion Colat au milieu du XVIVème siècle. Comme dans tous les villages, les surnoms,
jadis étaient nombreux. En voici quelques-uns particulièrement
éloquents :
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Carret des Espelans |
Chemin des Charpentiers |
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La ruelle des fosses des tanneurs. Ils étaient installés après les dernières
maisons au nord du Bourg, à cause des odeurs nauséabondes que répandaient les
peaux placées dans les fosses. Elles y restaient plusieurs mois dans un bain
de tanin (écorce pulvérisée de chêne vieux de dix ans, aux propriétés
astringentes qui se combinant avec la gélatine des peaux les rendaient
souples et imputrescibles). On fraudait beaucoup dans ce métier ainsi
qu’en témoigne une ordonnance du 3 juin 1370 du prévôt des marchands de Paris
en des termes que l’on ne pourrait rejeter aujourd’hui : " A la tannerie tous les bœufs sont vaches et à la boucherie toutes les vaches sont bœufs. On trompe partout ; on donne aux choses qu’on veut faire passer le nom qui est le mieux reçu ". |
Les
" Cagots ", en béarnais " chien de
goth ", constituent, dès le Xème siècle, un
peuple de parias chargés de tous les péchés et on les a souvent confondus
avec les lépreux. Leur origine reste un mystère : esclaves ramenés des
croisades, arabes en détresse après la défaite de Poitiers, maures chassés
d’Espagne ? Ils
sont parqués dans des réserves et portent la patte d’oie rouge en signe
d’infamie. A Campan, ils occupent la rive droite de l’Adour. Ils n’ont jamais
été totalement exclus, bien qu’ils aient à l’église leur propre bénitier et
leurs bancs réservés. Et pour cause ! Artisans remarquables en tissage
et charpente " les maistres charpentiers " sont présents
à l’église et à la halle. Leur intégration s’effectue lentement, marquée en
1685 par le mariage d’un cagot et d’une campanoise et en 1692 par
l’édification de leur propre chapelle dans le pré voisin du pont… A la mémoire de Pierre Castaède " Fustier de Campan, travaillant à la Cathédrale de Tarbes, qui tomba d’un échafaudage et mourut "… |
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Tire son nom de l’abri destiné aux usagers
du tramway qui circula dans la vallée depuis Bagnères jusqu’à Artigues entre
1916 et 1936. Le 21 mai 1921, un déraillement à Gripp provoqua la mort de dix personnes, tous boulangers de Bagnères et Campan, venus fêter la Saint Honoré, leur patron, à l’Auberge Danglade. |
Aucune
explication satisfaisante n’a été fournie à ce jour sur ce
" cor ". Il pourrait s’agir d’une corne d’appel que Bailac, (garde des forêts : le Bedallier ?) utilisait pour alerter les habitants en cas de danger… ou peut-être pour rassembler des chasseurs au " chemin des trappes " (au Layris) où les loups étaient capturés. |


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Après 20 ans de service dans les armées de
la Révolution et de l’Empire, l’héroïque petit tambour, car, dans tous les
combats il était toujours en première ligne, retrouve indemne sa chère
vallée. Au nom de la Police Générale de l’Empire,
le maire Dumont, lui délivre son passeport, " invitant les
autorités civiles et militaires à le laisser circuler librement entre Campan
et la ville de Bayonne et de lui donner aide et protection en cas de
besoin… " En 1857, à 81 ans, il reçoit avec ses 44
compagnons d’armes, la prestigieuse médaille de Sainte-Hélène, instituée par
Napoléon III. |
(C) 2001 Joanicarre. Tous droits réservés. Photos : Miguel Bravo - Texte : Jean-Jacques Agostini