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Les Grands Portails

Portail face presbytère

1624

Portail monumental de la maison notariale des Soucaze, famille de notaires à Campan depuis le XVIIème siècle.

Le dernier descendant, (Alphonse) conseiller, général, sénateur, célibataire bon vivant, ne manquait ni d’humour, ni d’esprit d’entreprise ! En 1897, il dépose une motion du conseil pénal, sur la décadence de la France, ou " le mouvement de la population est arrêté. Les générations prochaines pourront voir une France affaiblie, déchue, menacée dans son existence ! ". Les causes : "l’égoïsme, le désir de maintenir le patrimoine, le mépris de l’observance religieuse, le fonctionnarisme"…

En 1899, il obtient au conseil municipal un vote favorable à l’indépendance de Ste Marie.

A sa mort, en 1902, il lègue toute sa fortune à la mairie pour la construction d’un asile pour les vieux…

Il a son mausolée au cimetière.

Maison de Pierre Soucaze, avocat au Parlements.

Premier consul, il reçoit en 1781 à sa table, la duchesse de Duras, sœur du maréchal de Mouchy qui lui écrit le 24 janvier :

" J’ai conservé le souvenir le plus agréable de la vallée de Campan. Tout y respire le bonheur et les détails que vous me fîtes pendant le dîner, retracent absolument l’Age d’Or ".

En 1783, Pierre Soucaze, menacé de mort ( ?) est autorisé à porter des " pistolets d’arçon en voyage pour la sûreté de sa personne " par le duc de Mouchy.

Le 21 janvier, la duchesse lui transmet cette autorisation, accompagnée de ce délicieux billet : "je vous envoye une permission indéfinie de porter des armes. Charmées, Monsieur, de trouver cette petite occasion de vous obliger, je suis parfaitement Monsieur, votre très humble et très obéissante servante"…

Quel séducteur ce consul !

Presbytère

Maison Brau Anthony

Le portail symbole d’espoir,

La serrure de charité,

La clé, désir de Dieu. (MS XIIème siècle)

Au XVIIIème siècle, le vendredi, dans la cour du presbytère, les aumônes étaient distribuées aux pauvres par le bureau de charité…

Sont enterrés dans le presbytère :

  • 1671 : Jean Galiay, né à Campan, ancien recteur de Mazerolles
  • 1679 : Jean Luquet, prêtre de Campan
  • 1679 : Jean Torné, doyen de Campan
  • 1680 : Mathieu Bourgella, vicaire
  • 1682 : Jean Saliay, prêtre
  • 1793 : Raymond Despiau, curé.

En 1795, le bâtiment est acheté par Brice Gertoux, notaire à Campan, député. (Celui de Ste Marie par Daupholle, avocat, futur membre du Conseil des cinq cents).

Il est probable que cette maison (et peut-être aussi celle d’en face) ait servi jadis " d’hôtel " aux vicaires de la paroisse et aux ecclésiastiques de passage.

A Campan, le curé qui logeait seul au presbytère, est assisté de quatre vicaires à demeure.

 

" La porte la mieux fermée est celle que l’on peut laisser ouverte "

(Proverbe chinois)

 

Lettre du Subdélégué Dommu Verges du 15 avril 1776 à l’Intendant de la Province

" On ne connaît pas dans cette vallée la plus légère malversation ; les portes restent ouvertes jour et nuit. Les habitants quittent leurs maisons sans méfiance pour aller travailler et on n’a pas d’exemple du plus petit vol commis dans la vallée ".

Le monde commence aux portes des maisons

Maison Notariale du XVIIIème siècle.

Colombages à fleurs de lys

" Fuyons, car la cuisinière nous guette ! "

 

1589 : La peste fait rage en Bigorre.

Une jeune fille de Beaudéan, Liloye, ordonne un pèlerinage à Médous au couvent des Franciscains qui se dévouent au chevet des malades.

Les prières sont exaucées : l'épidémie est arrêtée… mais quelques temps seulement.

Elle répandra encore sa fureur jusqu'en 1660…

Liloye entrée dans les ordres, mourut en Espagne en odeur de Sainteté.

(C) 2001 Joanicarre. Tous droits réservés. Photos : Miguel Bravo - Texte : Jean-Jacques Agostini